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Pas de repos à bord 'des' Brit Air !

Publiée le 01/05/2010 à 16:12

Pas de repos à bord 'des' Brit Air !C'est le 1er mai, mais ça ne chôme pas à bord du Figaro Brit Air ! Deuxièmes de l'étonnant classement de la Transat AG2R LA MONDIALE, Armel Le Cléac'h et Fabien Delahaye ont cédé leur première place (temporairement ?) et font face à une situation météo très complexe.

"C'est compliqué sur le plan d'eau !" À 1600 milles de Saint Barth, en plein milieu de l'Atlantique, Armel Le Cléac'h cogite. "Il y a une zone de vents faibles devant nous à traverser. Il faut choisir son camp pour ne pas se retrouver bloqué sans vent. Nous avons privilégié la route du Sud, comme une bonne partie de la flotte. Maintenant, il faut attendre un peu pour connaître le bilan de ce choix. On en saura plus d'ici trois à quatre jours !"

Car si le Figaro Brit Air pointe aujourd'hui en deuxième position, les deux pilotes savent combien ce classement est provisoire. "Les camarades qui privilégient la route nord et plus directe, risquent de passer devant nous dans les prochains classements," reconnaît Armel. "Mais nous sommes dans notre option et il faut être patient ! On essaye d'avoir une position médiane par rapport aux extrémistes. Nous touchons les premiers les vents qui mollissent et ça risque de tamponner par devant. Avec cette météo, la route directe vers Saint Barth est impossible. On est obligé de tirer des bords, de faire ‘le tour de la paroisse' !"

Faire le tour de la paroisse, contourner la bulle sans vent en descendant un peu plus au Sud pour ensuite "mettre le clignotant à droite" et filer vers les Antilles : voilà le programme de nos deux marins. À bord, l'heure est donc à la réflexion - "je viens de passer une heure et demi à la table à cartes," confie le skipper. Sans oublier la chaleur et les petits airs, qui mettent les nerfs des concurrents à rude épreuve. " Le vent oscille beaucoup en direction et en force. On est constamment à la barre avec l'écoute de spi à la main pour faire marcher Brit Air au mieux. Cet alizé léger va encore s'affaiblir dans les prochaines 48 heures. En pleine journée, ça cogne beaucoup et il faut rester concentré. Ce n'est pas forcément facile".

Ces températures tropicales commencent à fatiguer les organismes, mais le duo sait se préserver. "C'est sûr qu'une petite fatigue est présente, mais c'est normal après deux semaines de course ! On essaye de bien se relayer, de bien s'alimenter et surtout de bien boire, car on se déshydrate rapidement".

Car pas question pour Armel et Fabien de relâcher la pression ! Maintenant que la flotte s'est étalée, les dés sont jetés. Armel : "Pour l'instant, personne ne connaît le scénario ! Ca va dépendre de la météo, et il faudra aussi un brin de réussite pour passer. Il faut aller chercher ces éléments ! C'est la beauté de la course au large - et ses aléas".

Pendant ce temps chez les Penn Sardin,

Le 60 pieds Brit Air s'éclate au Grand Prix de Douarnenez auquel il participe pour la deuxième année. À la barre, Gaël Le Cléach, frère d'Armel, mais aussi directeur technique et chef d'équipe Brit Air.

Au programme de l'épreuve, deux jours de "RUN" dans la baie, devant le port du Rosmeur, et un week-end de parcours côtier en mer d'Iroise. L'équipage composé de salariés Brit Air, d'invités et de fournisseurs s'est régalé sur les runs, réalisant des sprints contre des planches à voiles et des kite surfs. Une expérience étonnante qui ravit toujours les participants. " Les runs de vendredi étaient vraiment sympas, nous avons eu plus de vent que la veille et l'équipage était un peu mieux rodé aussi. Côté 60 pieds, les concurrents sont sérieux et intéressants à observer ; comme le nouveau PRB et son sistership Safran ou encore le nouveau Véolia. En gros les premiers de la classe", explique Gaël Le Cléach. L'équipage a signé, hier, son meilleur run avec 17,22 nœuds de vitesse

Si Armel fait ses gammes en météo sur la route des Antilles en vue de la Route du Rhum, le 60 pieds Brit Air se prépare lui aussi pour cette grande course. " On en profite pour avancer la préparation pour le « RHUM », tester les nouvelles voiles et régler l'électronique du bord ". Différents fournisseurs complètent d'ailleurs l'équipage tout au long de l'épreuve pour des réglages optimisés et réalisés en mode course. " On bichonne le bateau pour le retour d'Armel. Il fait une très belle Transat AG2R pour le moment. Avec l'équipe, on suit ça de très près, je vais d'ailleurs aller jeter un œil au dernier pointage ", concluait Gaël hier soir à son retour à terre.

Aujourd'hui, les gagnants du concours proposé par la compagnie aérienne bretonne dans Le Télégramme ont embarqué à bord du 60 pieds Brit Air pour un parcours côtier tactique entre les courants du Raz de Sein et les effets de côtes des falaises du Cap de la Chèvre.

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